A propos

 

1971 : je nais silencieusement parmi les autres. Mes premières années, j’observe la vie tumultueuse et vivante d’une famille nombreuse, Mon prochain est un mystère que j’approche avec prudence.

Petite enfance : réservé et solitaire, je découvre une vie riche et foisonnante au musée des Beaux Arts de Dijon. L’abstraction géométrique de Vieira da Silva, les couleurs de Charles Lapicque, La rondeur des statues de Pompon, tout me nourrit.

A l’adolescence, la photographie fait irruption dans cet univers à travers la découverte de Cartier-Bresson, Doisneau, Clergue… Il me faudra attendre une exposition de Pierre Bonnard au centre Pompidou pour découvrir le lien intime entre la photographie et la peinture.

Diplômé de l’école des Arts et Industries de Strasbourg, j’abandonne le côté pictural pour découvrir la matière : celle qu’on sculpte, qu’on soude, qu’on polie… La science se mêle à l’art et bientôt je découvre que les matériaux ont une mémoire.

J’en ferai mon métier pendant de nombreuses années. Inventeur, expert, concepteur : tout me convient, Le geste de la main fait naître la création de l’esprit. Dans ce processus, la mer n’est jamais loin. Elle me fascine et me construit.

Je reste inconsciemment à distance de la création artistique pure et m’en tiens au rôle de spectateur. L’artisan ne saurait devenir artiste…

Jusqu’à ce petit matin gris d’un mois de février sur les quais de Saint-Nazaire. Je ne sais pourquoi un appareil photographique m’accompagne ce matin la. Je le prends instinctivement avec moi pour m’imprégner de l’atmosphère de ces quais dont j’ai tant besoin. Des bouées que je connais si bien sont échouées la sur ce quai. J’observe leur géométrie symbolique, leur couleur identitaire, la texture du métal travaillé par l’eau de mer. Je ressens le besoin de saisir cette nature morte industrielle. Un nouveau chemin s’est ouvert dans ma vie…

 

 

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